COVID-19

COVID-19 : Carte d’identité du virus

Le virus responsable de la maladie nommée COVID-19 est le SARS-CoV2 (initialement identifié comme 2019-nCoV) et fait partie de la famille des Coronavirus (CoV).

🦠 Les Coronavirus (CoV)

Cette famille regroupe un très grand nombre de virus possédant un génome à ARN extrêmement long (plusieurs milliers de nucléotides*). Elle doit son nom à la capsule de protéines en forme de couronne qui entoure ces virus. Il existe de nombreux sous-types de coronavirus qui peuvent toucher différents animaux et parfois infecter l’Homme [I] [II] [III].

*Un nucléotide est l’élément de base d’un acide nucléique tel que l’ADN ou l’ARN.

Les Coronavirus sont connus depuis longtemps et, sans le savoir, nous les rencontrons souvent au détour d’un rhume qui guérit spontanément… Ils sont ainsi habituellement bénins et ne risquent de poser problème qu’aux personnes immunodéprimées ou aux nourrissons, alors susceptibles de développer des complications respiratoires. Il arrive cependant que certains coronavirus acquièrent de nouvelles propriétés, nous nous retrouvons face à des virus beaucoup plus agressifs et contagieux. Ils provoquent des maladies variées mais atteignent principalement les systèmes respiratoires et digestifs.

🌍 Trois épidémies

SARS-CoV : SRAS – Novembre 2002 à juillet 2003

Le virus SARS-CoV2 responsable de l’épidémie actuelle est, en réalité, un proche cousin du SARS-CoV, nouveau coronavirus apparu en Chine en 2002. Le SARS-CoV est le premier coronavirus qui a entraîné une maladie grave chez l’Homme : le Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS). On a recensé plus de 8 000 cas dans 30 pays et près de 800 personnes sont décédées (taux de létalité global estimé à 15% par l’Organisation Mondiale de la Santé).

C’est suite à la consommation de viande de civette infectée, que quelques cas sont apparus dans la province du Guangdong, en Chine du Sud-Est. Ces mêmes cas ont alors déclenché une chaîne de transmission interhumaine, c’est-à-dire une transmission de personne à personne par voie aérienne via des gouttelettes respiratoires, par contacts directs avec des sécrétions ou liquides biologiques, ou encore par l’intermédiaire d’un objet contaminé.

En 2004, un candidat-vaccin (développé par les équipes de l’Institut Pasteur) contre SARS-CoV a fait l’objet d’une déclaration d’invention. Il ne sera cependant pas expérimenté chez l’homme en raison de l’absence de patients, l’épidémie étant terminée à la sortie de ce vaccin. Le savoir-faire développé à l’époque pour ce candidat-vaccin breveté est actuellement appliqué par des scientifiques dans un projet de vaccin potentiel contre SARS-CoV2 (responsable du COVID-19) [II] [IV].

MERS-CoV : Middle East Respiratory Syndrom – 2012

L’épidémie de Mers-CoV responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient remonte à 2012, en Arabie Saoudite. La transmission du virus se poursuit encore aujourd’hui, mais à faible ampleur. 1 589 cas ont été recensés à ce jour et 567 décès, dans 26 pays (taux de mortalité estimé à 30%).

Aujourd’hui, il n’existe pas encore de traitement spécifique pour lutter contre le MERS-CoV et seule l’atténuation des symptômes est possible. L’enjeu actuel est donc de poursuivre les efforts de recherche pour mettre au point un vaccin et un traitement [II] [V].

SARS-CoV2 : COVID-19 – Décembre 2019 

Un troisième coronavirus agressif et transmissible à l’Homme a émergé en Chine mi-décembre 2019. Les premières personnes à avoir contracté le virus s’étaient rendues au marché de Wuhan dans la Province de Hubei en Chine. La maladie semblerait donc venir d’un animal (zoonose) mais l’origine n’a pas été confirmée. La maladie entraînée par ce nouveau coronavirus a été nommée COVID-19 (pour COronaVIrus Disease) par l’OMS.

Les trois virus émergents (SARS-CoV, MERS-CoV, SARS-CoV2) ont tous pour ancêtres des virus isolés chez différentes espèces de chauves-souris. Ils ont vraisemblablement franchi la barrière inter-espèces en passant d’abord par un mammifère (civette dans le cas du SRAS, camélidé dans le cas du MERS et – sous réserve de confirmation – pangolin pour le COVID-19), puis à l’Homme [II][VI][VII].

❓Incertitudes demeurant sur le virus du COVID-19

D’après le tableau présenté lors de l’allocution du gouvernement à Matignon le 19/04, voici les incertitudes demeurant sur le covid-19  [VIII] :

  • Disparités homme-femme
  • Déterminants des formes graves
  • Cause du faible impact sur les enfants
  • La maladie est-elle immunisante ?
  • Disparités épidémiologiques

Il reste ainsi beaucoup de zones d’ombres à éclaircir sur ce virus et c’est pourquoi la recherche s’efforce de répondre aux différentes interrogations, pour permettre une meilleure gestion de cette pandémie.

Par exemple, plusieurs études cliniques en cours visent à étudier et à comprendre les spécificités du COVID-19 chez les enfants. Pourquoi les enfants apparaissent-ils moins sévèrement touchés par le virus ? Pourquoi certains enfants semblent-ils plus vulnérables que d’autres ?

Répondre à toutes ces questions demandera un certain temps aux chercheurs, mais nous savons que la recherche chez les enfants entraînera indirectement des avancées chez les adultes.

Pauline Lamy

Master Marketing Pharmaceutique & Tech de Santé

Author Master Marketing Pharmaceutique & Tech de Santé

More posts by Master Marketing Pharmaceutique & Tech de Santé

Leave a Reply